Tribune Libre Mars-Avril 2008

Rambouillet, « prestige et histoire » c’est un beau slogan, mais quid d’une politique culturelle qui serait déjà tout simplement vivante ? Une vie culturelle se nourrit aussi de groupes, de communautés, de création, de bibliothèques, de lieux de rencontre publics, d’associations, de syndicats, de conseils de quartiers. Autant que leur proposer activités et spectacles, une commune ne devrait-elle pas aussi fournir à ses habitants des possibilités d’intervenir réellement, de gérer individuellement et collectivement, leurs propres affaires, tout en leur donnant les moyens de se côtoyer et de s’exprimer ? La question en pose une plus globale : voulons-nous continuer dans une voie sans issue sociale et environnementale, qui produit non pas des citoyens mais des consommateurs; non pas des communautés mais des centres commerciaux et des pôles de spectacle ? Les citoyens peuvent, et doivent, récupérer la possibilité de se rencontrer, pour réaliser du concret, ou déjà en débattre. C’est la base de la démocratie. Nos propositions en ce sens exprimées lors du premier débat d’orientation budgétaire n’ont pas trouvé leur place dans le nouveau budget voté par la majorité. Et pourtant, serait-il si difficile de mettre en place les outils minimum du débat participatif à Rambouillet, de revoir le fonctionnement des conseils de quartier pour leur donner une vraie représentation et quelques moyens, de trouver de la place pour une maison du citoyen et des associations ? Non, et à peu de frais pour plus de démocratie, de solidarité, de convivialité. Peut-être en aurons-nous une heureuse surprise lorsque nous aborderons la rédaction de l’Agenda 21, fondamentalement « participatif », promis par la majorité lors de sa campagne ? Nous n’attendrons pas d’ici-là et donnons rendez-vous le 5 Mai à 20h30 (Maison St Hubert) pour une rencontre informelle avec les Rambolitains qui souhaitent simplement parler politique autour leur ville.
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