EDITO


Aujourd'hui, la crise est généralisée. Pour beaucoup, il devient de plus en plus difficile d'assurer une existence digne et heureuse, de vivre, voire de survivre. Dans notre pays, le chômage, la précarité, l'exclusion et la pauvreté atteignent la société dans ses profondeurs, l'égalité n'est toujours pas acquise aux femmes, l'avenir de beaucoup de jeunes est sacrifié, l'étranger reste un bouc émissaire. La répartition des biens demeure profondément injuste, les inégalités se reproduisent d'une génération à l'autre, s'accentuent entre pays.
L'uniformisation culturelle bride l'expression et la créativité. Partout sur la planète, la mondialisation capitaliste précarise les situations humaines, marginalise des populations, voire des continents entiers. Ces injustices font violence aux individus et les fragilisent.

Cynisme pour les uns, fatalisme pour les autres, violence pour tous, telles sont les images qui circulent, à la même vitesse que les capitaux eux-mêmes, et que les médias dispensent à profusion.

À ce jour, les politiques qui se veulent sociales agissent plus sur les effets que sur les causes. On ne combat pas le chômage, on essaie d'en atténuer les conséquences ou de troquer son recul contre une banalisation de la pauvreté.
Aujourd'hui, la loi du plus fort a pris un nouveau visage, mais reste la règle au plan mondial même si elle s'habille des principes d'universalité et d'objectifs humanitaires. Ce "nouvel ordre" n'est que l'empire du désordre où les pays et les peuples subissent, au gré des dominations, les expéditions militaires et les déchirements internes.
Parallèlement, la mise en danger de la biosphère, le gaspillage des ressources, la montée des pollutions se poursuivent. La marche folle du productivisme saccage les paysages, dégrade l'eau, l'air, accumule les déchets, manipule nos aliments, peut provoquer des bouleversements climatiques redoutables, est déjà la cause de dégâts écologiques irréversibles.

Et donc que faire ?

En premier lieu, refuser tout discours de la fatalité, de la contrainte inexorable. Nous, citoyens qui avons ouvert les yeux malgré les matraquages et les propagandes médiatiques et publicitaires, y voyons au contraire un véritable défi politique, celui de s'affronter aux formidables risques et promesses des mutations de la société mondiale, celui de se confronter à la mise en cause et au dépassement de l'ultra capitalisme.
Ce défi-là ne peut être relevé par la gauche classique, même rénovée (voir les déclarations d'A.Montebourg ou B. Delanoé).
Ce défi-là ne peut être relevé que "du bas vers le haut", par la mobilisation et par la réappropriation du débat politique par les citoyens. A nous de créer des îlots de reconquête et de résistance, à commencer par notre cité. Pas d'autre politique sans politique autrement !

Donc, acte aux éléctions municipales de Mars 2008. 35 Rambolitains sans partis politiques ont proposé à leurs concitoyens d’administrer leur ville autrement, en opposant au dogme libéral en place un programme vert et rouge, couleurs d’une nouvelle gauche alternative, citoyenne, solidaire et écologiste. Avec 11,45% des voix, c’est deux élus de la liste RAMBOUILLET AUTREMENT qui siègent aujourd’hui au Conseil Municipal, sur 35 conseillers.

Ce Blog est la vitrine du travail de ces élus, de leurs interventions, de leurs éventuels coups de gueule, la vie Rambolitaine vue autrement…
Bonne visite et surtout n’hésitez pas à poster vos commentaires. Ce lieu virtuel se veut un espace de convivialité et de participation.

Bien à vous,
Les élus S.Lyonnais & C.Testa
et leurs co-listiers F.Vincenti & C.Vignaud
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